Le prix du sang
Alex mène une vie de marginale, hantée par les ombres et les colères de son passé. Alors qu’elle n’attend plus rien de personne, un héritage inattendu la précipite dans un monde de richesse et de pouvoir à San Francisco.
Désormais à la tête de la fondation Garrison, Alex devra s’adapter à de nouvelles règles, bien loin de son passé tourmenté.
Au fil des rencontres surgies du passé et des nouvelles expériences, elle découvrira peu à peu que l’espoir de bonheur n’est peut-être pas impossible et qu’il faut parfois donner pour recevoir.
Point de vue de l’autrice
L’histoire qui est à la base de l’intrigue du Prix du Sang vient tout droit de mon adolescence. Je l’ai couchée sur le papier des décennies plus tard, une fois passée par le filtre de l’expérience, qui en fait, j’espère, une histoire moins simpliste que la version initiale de mes quatorze ans.
Des trois histoires imaginées à cette époque, celle-ci est sans doute la plus psychologique. Mon imagination d’adolescente était en effet attirée par l’espace : ainsi, la deuxième, située dans une galaxie lointaine, est devenue depuis En l’honneur du Drall, le premier tome du cycle des Atmaks ; la troisième histoire mettait en scène une pilote de chasse – et restera sans doute à jamais dans mon imagination !
Mon roman le plus psychologique et le plus sombre
Le Prix du Sang est un roman écrit autour du personnage d’Alex, tourmenté et vulnérable. J’ai choisi de l’écrire à la première personne et au présent afin que la lectrice puisse entrer dans les pensées d’Alex et comprendre l’origine de ses réactions.
Cette technique narrative permet aussi à la lectrice de vivre les sentiments et d’éprouver les doutes qu’Alex refuse de montrer à part à sa fille adolescente. La narration à la première personne permet aussi de passer sans difficulté dans le passé d’Alex pour le découvrir peu à peu, au gré de l’évolution du personnage dans sa nouvelle vie.
L’intrigue évoque les moments très durs qui ont jalonné la vie d’Alex et qui en ont fait une femme écorchée vive, à la fois violente et capable du plus grand dévouement.
Rédemption
J’ai toujours été intéressée par les films racontant des histoires se passant en prison, en particulier quand le protagoniste s’en évade comme les Évadés, l’Evadé d’Alcatraz ou la série télévisée Les condamnées.
Le cas d’Alex est assez classique. Des événements extérieurs vont la conduire en maison de correction, elle va être confrontée à la violence et à la cruauté et se retrouver emportée dans une spirale infernale qui va la conduire en prison où elle va passer des années entre sentiment d’injustice, peur, rage et culpabilité.
Mon ambition, avec le Prix du Sang, était de suivre ensuite ce personnage tourmenté sur le long chemin vers la rédemption. Un chemin semé d’embûches qui la voit catapultée dans un milieu social inconnu, volontiers condescendant à son égard, alors que les fantômes du passé refusent de s’effacer.
Relation mère fille
La voix de la raison dans le roman, et le pilier de la stabilité émotionnelle d’Alex, est sa fille, Samantha, dite Sam, qui a dix-sept ans au début du roman. Dès le départ, je l’avais imaginée en adolescente responsable et très mûre, qualités indispensables avec une mère imprévisible comme l’était Alex. Par ailleurs, j’avais besoin dans mon histoire d’avoir un personnage équilibré, plein de bon sens, exigeant envers Alex, mais aussi indulgent face à ses faiblesses.
Cette relation mère-fille est ainsi inversée par rapport à la norme, puisque la fille va protéger (ou essayer de protéger) sa mère de ses démons, tandis que cette dernière justifiera une partie de ses actes par sa volonté d’épargner à sa fille les épreuves qu’elle-même a vécues.
Je ne voulais cependant pas que l’intrigue soit envahie par le pathos ou la mièvrerie et le personnage de Sam, comme d’ailleurs celui d’Alex, ne s’en laisse pas compter. Bref, des femmes fortes comme j’aime les écrire !
Documents joints
Extrait de Le prix du sang - PDF - 146.6 kio