1862 — Éléonore de Lescure, dite Léo, nourrit deux passions dans la vie : monter ses chevaux et séduire les servantes du domaine familial. Pour se soustraire au mariage arrangé par son père, elle décide de s’enfuir pour le Nouveau Monde à la recherche d’une existence libre, loin des conventions de sa classe sociale d’origine.
Sur la route de l’Ouest, elle rencontre Anna, une guerrière Lakota blonde aux yeux bleus, recueillie par la tribu après le meurtre de ses parents par des éleveurs rivaux. Consciente des menaces qui planent sur les terres ancestrales des Indiens des grandes plaines, Anna n’a qu’une ambition, sauver sa famille adoptive de la convoitise des colons blancs dont la marche vers l’ouest semble inexorable.
Alors que tout sépare les deux femmes, les circonstances les réunissent sur la piste de l’Oregon et une attirance mutuelle naît entre elles au gré des obstacles.
Malgré l’avenir incertain qui les attend, arriveront-elles à surmonter les dangers et à prendre en main leur destin ?
Un vent de liberté - ebook
Un vent de liberté - papier
Point de vue de l’autrice
Depuis de nombreuses années, l’idée d’écrire sur la conquête de l’Ouest me murmure à l’oreille. Le titre de mon roman évoque bien sûr la quête de liberté des immigrants venus de la vieille Europe qui fuyaient la pauvreté, mais aussi les régimes autoritaires. Il évoque également la vie des tribus indiennes, bien différente des carcans de la civilisation moderne arrivée sur la côte est des États-Unis avec les hommes blancs.
Comme beaucoup de femmes de ma génération, j’ai été bercée par les westerns dans lesquels jouaient de grands acteurs hollywoodiens tel John Wayne, Gary Cooper, Yul Brunner… Dans ces films aux scenarios et à la mentalité simplistes, les Amérindiens étaient toujours les méchants. Pourtant, lorsque je jouais aux cowboys et aux Indiens, j’étais toujours l’Indien, jamais l’homme blanc, et encore moins la femme blanche, réduite, au mieux, au rôle de soutien de son fermier de mari ou, au pire, de prisonnière d’Indiens cruels.
Au fil des ans, j’ai compris que les aventures et les situations mises en scène dans ces films des années 50 ou 60 cachaient une réalité sinistre : l’extermination systématique des peuples autochtones d’Amérique du Nord.
Des films plus récents, comme Danse avec les loups, puis les séries télévisées 1883 ou 1923, ont commencé à montrer une relecture différente de ce que les immigrants et colons originaires d’Europe ont appelé « la conquête de l’Ouest ».
Plusieurs lectures, par exemple Mille femmes blanches, roman écrit par Jim Fergus en 1998, et Enterre mon cœur à Wounded Knee, un récit historique publié en 1970 par le journaliste Dee Brown, m’ont fait pénétrer dans l’horreur vécue par ces tribus avec l’arrivée des Occidentaux qui leur ont tout pris : leurs terres, leur culture et même, pendant un certain temps, leurs enfants.
Cette histoire, une romance, effleure juste les massacres qui ont eu lieu entre les années 1862 et 1876, car je n’ai pas voulu écœurer mes lectrices par des descriptions terribles. J’ai essayé de conserver les faits historiques et d’utiliser les noms de chefs indiens actifs pendant la période. Je me suis aussi autorisée à créer des personnages, immigrants comme Indiens, afin d’étoffer l’intrigue et de la placer dans un contexte historique le plus exact possible.
J’espère avoir réussi à transmettre toute mon admiration et mon respect pour la façon de vivre des tribus indiennes, en l’occurrence les Lakotas et les Cheyennes qui peuplaient les grandes plaines de ce qu’on appelle désormais le Mid West.
Depuis quinze ans, Émilie Lorion baroude sur toutes les mers du monde afin de protéger les océans. Le décès soudain de ses parents l’oblige à revenir à La Rochelle où elle apprend qu’elle hérite, avec son frère, d’une participation dans un parc marin. Farouchement opposée aux spectacles de cétacés qui y sont organisés, Émilie se heurte très vite à Nadia Assam, la directrice venue de Paris, une femme séduisante, mais froide et obnubilée par sa réussite professionnelle et son statut social. (…)