|
|
|
 |
MALI : beauté et pauvreté
Mon premier contact avec l'Afrique Noire m'a enchantée tout en me laissant un goût amer dans la bouche.
Les paysages superbes du pays Dogon m'ont rappelé ceux du centre rouge australien mais la pauvreté dans les villages ou dans les villes, comme Mopti et Djenné, m'a fait penser que l'Inde n'était pas si pauvre que le Mali.
|
|
|
|
|
L'architecture en terre crue du pays Dogon avec les toits des greniers recouverts de chaume était, au départ, ce qui m'a attirée au Mali. Je suis toujours admirative de l'ingéniosité humaine pour faire face à la dureté climatique. Quoi de mieux que des briques (mélange de terre du pays, de paille et d'eau) séchées au soleil pour monter des murs avant d'enduire ceux-ci de cette même terre mélangée à du son de mil (nourriture de base de l'endroit)? Rien n'est plus écologique, efficace contre la chaleur et de coût réduit.
J'avoue que j'ai été troubée par certaines constructions en béton à Mopti nécessitant la climatisation puisque le béton est un excellent conducteur de chaleur. Dans un pays si pauvre, quelle dépense inutile d'énergie! |
|
|
|
|
La traversée à pied d'une partie du pays Dogon a été l'occasion de rencontrer ses habitants au fil des villages. L'accueil des enfants par "ça va, les bonbons? Ca va, les stylos? ..." fut surprenant au début. Cela me changeait des "Hello, one pen" ou "Hello, one roupee" de l'Inde.
Au fil de nos pas et des pileurs de mils, nous avons longé et franchi des falaises, marché au milieu des champs de mil, campé sur les toits des maisons traditionnelles ou sur des dunes de sable rouge . |
 |
|
|
|
|
|